J’ai fait une rencontre au cours de mes dernières vacances ; sur l’île de Koh Tao en Thaïlande, j’ai aperçu un petit poisson, un «poisson clown», nommé Nemo, et ce par 18 mètres de fond. J’ai en effet profité de quelques jours sur l’île des Tortues, réputée pour la beauté de ses fonds marins et ses habitants, pour vaincre l’une de mes peurs ; nager dans la mer... Eh oui, j’ai beau nager depuis bien longtemps (et sans brassards, même !), une certaine anxiété m’envahit systématiquement lorsqu’il s’agit de nager sans voir le fond. J’ai donc décidé de partir à la découverte de ce qui se situe sous la surface, et j’ai passé mon Padi.
Le Padi est un brevet de plongée qui se valide en 4 jours environ, et qui permet de faire des sorties de plongée jusqu’à 18 mètres de profondeur.
Tout commence par une vidéo d’introduction, afin de découvrir en quoi consiste la plongée avec des bouteilles, ce qu’il faut maîtriser pour obtenir le Padi (eh oui, même en vacances, il va falloir étudier), etc. Puis, convaincus par le film de démonstration, on retrouve l’instructeur dès le lendemain pour une première plongée… en piscine cette fois.
Ayant déjà fait mon baptême de plongée en piscine, j’avais une idée de ce à quoi m’attendre ; car si respirer est instinctif, respirer par la bouche ne l’est pas nécessairement, et peut même s’avérer franchement problématique. Cette première sortie en piscine permet de se préparer à tout éventuel incident (et c’est parfois mieux de le faire en piscine, par 1.50m de fonds) ; on apprend donc à enlever / replacer le détendeur par lequel on respire, à communiquer sous l’eau, à égaliser la pression qui peut comprimer les oreilles, à vider son masque d’eau (exercice très délicat que d’enlever son masque, l’éloigner de son visage, puis le replacer, et le vider d’eau, tout en bloquant le nez mais sans cesser de respirer par la bouche, puisque la règle d’or en plongée, c’est de ne jamais cesser de respirer, comme la densité de l’air évolue en fonction de la profondeur), à apprendre à vérifier la pression dans sa bouteille, la profondeur à laquelle on évolue (qui agit sur la quantité d’air consommée), l’état de remplissage la bouteille, etc. Et on apprend aussi à signaler à son partenaire si l’on n’a plus assez d’air (on plonge toujours en duo), afin de partager son air (une bouteille est équipée de deux sorties d’air, l’une étant réservée au partenaire de plongée en cas de souci).
Après cette première plongée, on retourne en cours pour continuer la théorie, puisqu’une fois dans la mer, il s’agira de maîtriser sa respiration, certes, mais aussi sa flottaison, que l’on gère en gonflant / vidant d’air le gilet dont on est équipé ou en inspirant plus ou moins afin de remplir ses poumons, maîtriser sa trajectoire, afin de ne pas abîmer le territoire des jolis poissons que l’on peut par ailleurs apprendre à reconnaître, et puis bien sûr la remontée de 18 mètres sous l’eau s’effectue selon certaines règles, et il faudra notamment respecter un arrêt de quelques minutes à 5 mètres sous la surface.
Puis, quelques séances de cours plus tard, et après toute une préparation (l’équipement est encombrant, lourd, et il faut s’assurer d’avoir réalisé tous les branchements avant de plonger) c’est le grand saut – dans la mer cette fois !! Ma première vraie plongée, que j’ai effectuée à 12 mètres et dans une eau à 29 degrés ( !!), m’a permis de mettre en pratique les enseignements (l’exercice du masque, ma terreur, avec les yeux fragiles que j’ai), puis de commencer à évoluer dans la mer, sur un site magnifique – inutile de préciser qu’au moment de remonter, je n’avais pas réalisé qu’on avait déjà bien entamé notre réserve d’air, et qu’il était temps de rejoindre le bateau, après une bonne demie heure sous la surface. Puis, après avoir changé de bouteille, repris un peu de force et récupéré (l’air des bouteilles doit être éliminé, et un temps de récupération calculé au préalable doit être observé entre chaque plongée selon la profondeur et la durée de la plongée), nous sommes repartis sur un deuxième spot. Là encore, nous avons fait quelques exercices, à 18 mètres cette fois ! Puis la promenade aquatique, un peu plus longue que la précédente (stressés, nous avions probablement utilisé plus d’air lors de la première sortie), nous a permis de découvrir certains petits poissons ravissants. Plongeant avec trois couples, j’étais accompagnée de la « dive master », ce qui m’a permis d’avoir une leçon privilégiée de reconnaissance des poissons : le poisson perroquet, multi colore, le poisson papillon, toujours en couple, le poisson avec la coiffe en forme de banane, le « trigger-fish », que l’on signale en mimant un pistolet, et qui paraît très gros avec la déformation de la vue sous l’eau, alors qu’il n’est pas si impressionnant ;-) , le poisson clown (Nemo), les étoiles de mer, etc. Je n’ai malheureusement vu ni tortue ni requin, bien qu’il y en ait à Koh Tao. J’ai été conquise par cette deuxième plongée, où j’ai réellement été à l’aise, et où j’ai compris qu’il faut être détendu et serein pour plonger, que c’est un loisir qui permet alors une réelle relaxation.
Puis, un demi journée d’enseignements théoriques, un test écrit et deux magnifiques plongées plus tard (accompagnée du meilleur buddy dont je puisse rêver), me voici en possession de mon Padi !
J'ai été ravie de constater, plus tard, que nager au milieu des poissons qui envahissaient la plage de l'hôtel (et qui n'hésitaient pas à nous frôler, voire nous mordiller, pour nous goûter, probablement), ne me posait plus de problème.
Plus tard, on peut aussi apprendre à planifier ses plongées : les lieux, le temps passé sous l’eau, le temps de récupération, l’orientation, etc.
Alors à quand le niveau expérimenté pour pouvoir faire le grand saut à 30 mètres de fond ??? Patience, mon séjour en Asie n’est pas terminé… :-)
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