Blog Marion Pracca

        Laos - Luang Prabang

Luang Prabang, qui fut la capitale du Laos jusqu’en 1563, puis à la fin du XVIIème siècle, est désormais la troisième ville du pays, et située au confluent de la Nam Kane et du Mekong. Classée au Patrimoine mondiale de l’humanité par l’UNESCO depuis 1990, la ville du grand Bouddha d’or sacré (traduction littérale) est chargée d’histoire et de lieux de culte. Le fameux Bouddha d’or (Prabang) justement, sous la protection duquel est placé le Laos, peut être aperçu lors de la visite de l’ancien Palais Royal, construit en 1904 sous le protectorat français.
Après quelques jours passés au contact de la nature et du calme des villages que nous avons traversés, Luang Prabang nous est apparue très touristique, même si le charme perdure ; le tourisme justement y est l’une des ressources principales. Afin de conserver l’harmonie de la cité, les constructions sont exclusivement horizontales, comme nous l’a permis de constater le panorama depuis le Mont Phousi.
Ce sont surtout des temples que nous avons visités dans l’ancienne capitale du Laos. Les temples bouddhiques sont aussi appelés Wat, et bien qu’ils soient aujourd’hui consacrés au culte (célébrations du nouvel an laotien, de la naissance et mort de Bouddha, de son illumination, etc.) et aux rencontres (les moines sont d’ailleurs plutôt accueillants et tendaient à entrer en communication lors de nos visites), ils servaient autrefois d’école, de refuge, d’auberge. Au centre des temples est généralement placée une représentation de Bouddha, qui peut être assis, couché (position du paranirvana), ou même en train de marcher ; ces positions sont appelées mudra, et il en existe 40, même si au Laos, les plus répandues sont l’appel de la pluie (position debout, les bras tendus de chaque côté du corps, doigts pointés vers le sol) et la contemplation de l’arbre de la bodhi (debout les mains croisées devant la poirtine).
Nous avons pu, au lever du jour, rencontrer le cortège des bonzes – le reras – au cours duquel les jeunes moines, vêtus de leur habit safran, récoltent auprès des habitants l’aumône (sticky rice, fruits) qu’ils placent ensuite dans leur sébile avant de rejoindre leurs temples respectifs. Les bonzes, ne travaillant pas, comptent sur cette collecte auprès de la population locale. Ce sont surtout les jeunes moines qui défilent au cours de ce cortège silencieux, alors qu’ils ne sont dans les monastères de la ville que pour une durée déterminée. Selon les témoignages des moines que nous avons rencontrés dans les temples, c’est à l’âge de 8 ans qu’ils décident de se consacrer au Bouddhisme. Au Laos, c’est la forme du Bouddhisme Theravada qui prévaut sue l’animisme et le brahmanisme ; il est basé sur la croyance en la réincarnation, bien que le but ultime soit d’atteindre le nirvana, en faisant le bien, sans nécessairement passer par la réincarnation.
La vie des moines, qui sont très respectés au Laos (rappelons qu’ils ne travaillent pas mais qu’ils reçoivent l’aumône de la population), ne peuvent posséder que 8 objets : 3 robes jaune safran, un rasoir, un bol, une tasse, un bâton et un filtre à eau (mais où sont donc les lunettes du jeune moine de Huay Xay ???). Selon certaines sources, il est possible pour les hommes de porter l’habit de moine au moins une fois, même pour une période limitée, puisque cela permet d’obtenir les mérites qui mènent au nirvana.
Nous avons aussi déambulé dans les nombreux marchés de Luang Prabang – marché nocturne pour les souvenirs, marchés alimentaires matinaux où nous avons découvert que les Lao apprécient déguster les chauve-souris, etc.

Marion   |   Samedi 07 Février 2009 à 03 h 48   |   Voyages

Commentaires (1)

 

Francine   |   Dimanche 08 Février 2009 à 14 h 22

Choisir d'être moine à 8 ans ?
Est-ce un choix définitif ou ont-ils ensuite la possibilité de faire mrche arrière ?

Heu ... la dégustation des chauve-souris me laisse un peu perplexe ... Pas trop envie de la faire cette dégustation.

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