|
Partis de la Thaïlande, sac sur le dos, notre voyage a débuté au Nord de la Thaïlande, à Chiang Rai. Après un premier trajet en bus local pour nous mener à Chiang Khong, nous avons traversé le Mekong à bord d’une pirogue pour poser le pied sur le territoire Lao à Huay Xay. L’un des douaniers, après avoir fait notre visa, nous a gentiment offert des cacahuètes à décortiquer, qui, à notre grande surprise, étaient molles… Puis nous avons visité le temple de Huay Xay, où les moines étaient occupés à rafraîchir la peinture, au son de la radio, et pour la plupart en tenue plutôt décontractée… l’un d’eux était visiblement plus occupé à faire le beau avec ses lunettes de soleil, faire le DJ, et poser pour nos photos, qu’à peindre :-).
De là, notre objectif étant de rejoindre Nong Khiaw, un village du Nord Est du pays, nous avons décidé de nous y rendre en faisant un premier stop à Luang Nam Tha. C’est à bord d’un mini van très moderne que nous nous y sommes rendus. La route étant en mauvais état (plus proche d’une piste que d’une route par certains endroits, malgré de considérables améliorations), nous avons mis près de 3h30 à parcourir les 200Km séparant Luang Nam Tha de Huay Xay, prenant en chemin des auto-stoppeurs locaux, comme notre chauffeur transportait lui-même des provisions à l’une des auberges de Luang Nam Tha. La route que nous avons parcourue était magnifique, nous permettant de découvrir tour à tour des paysages de montagnes, d’ocres, et de rizières, ainsi que des villages composés de maisons sur pilotis réalisées en branchages et tressages. Nous avons aussi découvert les conditions de vue des habitants locaux qui, aux alentours de 17h30, rentraient (des champs probablement) pour prendre leur douche, devant leur maison.
Nous sommes donc arrivés en début de soirée à Luang Nam Tha, où nous avons dormi dans l’auberge que notre chauffeur du jour livrait… en viande surgelée… C’est au cours de ce dîner que nous avons pris connaissance de la nourriture Lao, et notamment du Lab, un plat froid de viande ou poisson émincé et assaisonné de jus de citron et d’herbes aromatiques. Comme la plupart des plats Lao, il se mange accompagné de sticky rice, qui est lui aussi par la suite devenu un incontournable de nos repas !!
Le lendemain, réveillés dans le brouillard et le froid de Luang Nam Tha, qui est en altitude, nous avons repris le chemin pour Nong Khiaw, puisque le bus pour nous y mener partait en début de matinée. Nous avons donc pris un tuk-tuk de l’auberge à la gare routière, où le chargement du bus était déjà en cours : les sacs en soute, les cartons sur le toit, ah oui, au Laos, le bus ne transporte pas seulement des passagers, il sert aussi à approvisionner les villages traversés. Nous voilà donc partis pour une longue route, encore un peu plus escarpée que la veille, et dans un bus plus en adéquation avec le contexte que notre mini van luxueux de la veille !! Nous avons donc rejoint Udomxai, où nous une pause déjeuner était prévue. Puis nous avons continué le chemin, jusqu’à un soudain Pssschhhh…. Et là, les 4 membres d’équipage ( !) qui avaient chargé le bus, sont entrés en action, en environ une demie heure, ils ont réussi à démonter les deux pneus arrière-gauche du bus (le pneu intérieur avait éclaté), sautant debout sur une barre de fer pour faire levier et desserrer les boulons rouillés des enjoliveurs ; et c’est lorsqu’ils ont retiré le pneu pour le changer que j’ai compris pourquoi un pneu usé était dit « usé jusqu’à la corde »… c'est-à-dire qu’il n’y avait plus beaucoup de caoutchouc sur le pneu ! Après une journée complète de bus, nous avons enfin atteint Pak Mong, où nous avons partagé un tuk-tuk avec trois autres touristes – deux frères belges et un New Yorkais. Nous avons aussi servi de taxi à des locaux chargés de provisions, et même d’un cochon qui, ligoté et complètement apeuré, s’est mis à hurler lorsque sa maître l’a soulevé du sol par les pattes, attachées par une corde !
|